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Étude clinique et pharmacocinétique de phase I-II utilisant l'homoharringtonine hémi-synthétique (HHT) par voie sous-cutanée (Myelostat®) chez des patients atteints de leucémie aiguës myéloblastique (LAM) ou en phase aiguë de leucémie myéloïde chronique (LMC). |
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D. Chaoui(1), V. Lévy(3), A. Vekhoff(1), S. Santenad(2), C. Bardin(2), R. Morariu(5), O. Legrand(1), P. Rousselot(4), J.P. Robin(5), F. Chast(2), J.P. Marie(1). |
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Hôpital Hôtel-Dieu : (1) Département d'hémato-oncologie et (2) Service de pharmacie et toxicologie. Hôpital Saint-Louis : (3) Centre d'investigations cliniques et (4) Service d'hématologie adultes. (5) Oncopharm*, Le Mans et Stragen France*, Lyon. |
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Résultats |
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Aucune toxicité extra-hématologique de grade 4 n'a été observée
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Myélotoxicité de grade 4
Chez tous les patients ayant reçu la dose de 5 mg 1 m2, avec une durée d'aplasie de 43 ± 17 jours.
Cette myélotoxicité a permis d'apprécier la DMT à 5 mg/m2/j sur une durée de 9 jours.
Étude pharmacocinétique de l'HHT par voie sous-cutanée
Les paramètres pharmacocinétiques ont pu être déterminés pour 15 patients.
Le Tmax moyen (temps d'apparition de la concentration plasmatique maximale) a été de 0.7 ± 0.4 h avec une décroissance mono exponentielle et une demi-vie plasmatique d'élimination de 11.1 ± 3.5 h sans accumulation au cours du temps.
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Réponses objectives : 5 patients (28%)
Deux rémissions complètes, deux réponses partielles (réduction de la blastose médullaire à 15% et à 18%) et un retour en phase chronique d'une leucémie myélomonocytaire chronique. Quatre de ces patients ont un âge > 65 ans.
Exemple d'évolution des leucocytes chez un patient (n°13) en R C
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Conclusion |
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La toxicité extra-hématologique de l'HHT hémi-synthétique par voie sous-cutanée est limitée. En particulier, l'importante toxicité cardiovasculaire de l' HHT partiellement purifié, qui avait autrefois limité son développement clinique, n'a pas été constatée. Une hyperglycémie insulino-dépendante a cependant été retrouvée relativement fréquemment.
La toxicité locale est faible et rapidement réversible, l'HHT par voie sous-cutanée ne présentant pas d'effet nécrosant. La dose maximale tolérée est de 5 mg/m2/jour. La toxicité hématologique est significative, mais gérable.
Une réduction de la myélémie périphérique avait été relevée chez certains sujets après quelques jours d'administration à des doses aussi minimes que 0.5 mg/m2/jour. Une décroissance blastique rapide a été observée chez tous les patients recevant 3 ou 5 mg/m2/jour. Cinq réponses objectives ont été obtenues (28 %) chez des sujets en majorité âgés.
Une étude pivot nationale multicentrique inter-groupement dans la LAM en rechute du sujet âgé, doit s'ouvrir prochainement pour confirmer ces résultats prometteurs. |
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* Le 26 février 2004, le groupe Oncopharm a transféré la totalité de son activité relative à l'homoharringtonine hémi-synthétique (HHT) et ses analogues de seconde génération au groupe pharmaceutique européen Stragen (basé à Genève), dont l'objectif est l'enregistrement dans un délai de 18 mois, de cet antileucémique très prometteur, notamment dans le traitement des LAM réfractaires et les échecs du traitement au long cours de la LMC par le mésilate d' imatinib. |
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